France relanceLa crise de la COVID-19 a entraîné une crise économique, le gouvernement représenté par le Premier ministre a exposé le 3 septembre 2020 son plan « France relance ». C’est une feuille de route qui devrait permettre la refondation économique, sociale et écologique du pays.

 

France Relance : la position du gouvernement

 

Le premier ministre a présenté hier, le plan de relance qu’il souhaite mettre en place. Il a été chiffré à    100 milliards d’euros, dont 40 milliards d’euros ont été financés par l’Union européenne, des fonds mobilisables par les États membres jusqu’en 2026 et remboursables jusqu’en 2058.

Cette feuille de route a pour « objectif de bâtir la France de 2030 ». Elle devrait également accompagner la jeunesse, et faciliter la reconversion ou l’augmentation des compétences. Elle compte pour ce faire sur l’investissement des territoires dans ce projet.

Le gouvernement expose ses 3 priorités

Priorité écologie

La rénovation énergétique des bâtiments, les transports, la transition agricole et l’énergie se verront dotés d’une enveloppe de 30 milliards. Cet investissement accompagnera la modernisation de l’économie en opérant sa transition écologique, cela passe par des entreprises plus propres, une relocalisation, et une meilleure gestion des ressources.

Pour aller plus loin :

Priorité compétitivité

25 milliards seront consacrés à l’accompagnement des entreprises TPE et PME. L’objectif est de soutenir les secteurs industriels, scientifiques et technologiques dans les domaines : santé, agriculture, éducation, industrie, numérique dans le but de les conduire, tout en soutenant compétitivité et croissance, vers une transition environnementale, énergétique, numérique et une réimplantation en France.

Pour aller plus loin :

Priorité cohésion

Le plan de relance devrait être solidaire, bénéficier à tous les Français et devrait impliquer une solidarité entre les générations, entre les territoires, et entre les entreprises de toutes tailles.

Les 3 enjeux majeurs du gouvernement :

  1. Le soutien massif au système de santé afin de donner davantage de souplesse aux établissements, d’intégrer la qualité des soins dans les règles de financement des hôpitaux et des médecins de ville et de mettre l’accent sur la prévention.
  2. La préservation et la sauvegarde de l’emploi sur le territoire français. Le plan vise à renforcer le poids des acteurs clés dans la transformation du pays. A ce titre, un soutien sera apporté aux structures de l’économie sociale et solidaire (ESS). Et des moyens seront consacrés à la formation professionnelle pour accompagner les jeunes, les travailleurs vulnérables ou ceux qui souhaitent développer un projet de reconversion.
  3. Un accompagnement spécifique des collectivités territoriales qui bénéficieront d’une d’aide pour le financement de leurs investissements et de leurs projets structurants.

Pour aller plus loin :

Déjà en route : l’Etat a débloqué 600 millions d’euros de crédits afin de compenser les pertes de revenus et soutenir les investissements réalisés par les Régions qui se sont engagées, en contrepartie, à investir massivement dans la relance. Leurs priorités tourneront autour de la transition écologique, la recherche, la cohésion sociale et territoriale, la santé, la formation professionnelle ou la modernisation et le développement des infrastructures de transport.

France Relance : la position de la FFB

 

 « France relance » : le bâtiment est prêt !

La FFB est satisfaite de constater que 7 milliards d’euros seront injectés dans la rénovation énergétique du parc existant. Elle remarque que plusieurs de ses demandes se retrouvent dans ce plan de relance, comme l’extension de MaPrimeRénov’ à l’ensemble des ménages, aux bailleurs privés et aux copropriétés, comme un net soutien aux bâtiments publics ou dans l’apport d’une ‘modeste’ enveloppe de 200 millions d’euros sur deux ans pour la rénovation énergétique des bâtiments des PME, TPE et indépendants.

Mais Quid du soutien au logement neuf ?

La FFB rappelle que dès le premier trimestre 2020, le secteur du logement neuf entrait déjà en récession, et ce malgré un budget de 650 millions d’euros, étalé sur 2ans, pour réhabiliter des friches.  Cette mesure ne devrait pas permettre la reprise de l’accession sociale et de l’investissement locatif. Elle craint une baisse ou une suppression des emplois.

Pour Olivier Salleron, Président de la FFB « l’engagement résolu du gouvernement en faveur de la rénovation énergétique doit être salué. La profession est prête à y répondre et à mobiliser son appareil de formation. Reste à s’assurer du détail des mesures annoncées, ainsi que de leur rapide entrée en vigueur. Mais surtout, la FFB, très inquiète du décrochage du neuf, réitère sa demande d’un soutien fort et immédiat à la construction de logements, qui manque encore dans « France relance ». Cela passe notamment par un retour au PTZ à 40 % pour toutes les zones et par une prolongation du Pinel au-delà de 2021. Construire des logements pour tous permet aussi de préserver l’emploi dans un secteur qui a toujours accueilli et formé les bâtisseurs du quotidien. »

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